AFRIQUE/UGANDA - Les accaparements de terres et les expulsions forcées d'agriculteurs se sont multipliés pendant le confinement imposé par Covid-19 | Land Portal

Kampala (Agence Fides) - " La situation s'aggrave alors que les populations de districts entiers sont déplacées de force de leurs terres. Les expulsions forcées indiquent clairement que les droits des personnes sont violés", indique un rapport du Denis Hurley Peace Institute (DHPI), un organisme de recherche parrainé par la Conférence des Evêques catholiques d'Afrique australe (SACBC), sur les actions d'accaparement des terres au détriment des populations locales sur le territoire de l'archidiocèse de Gulu, dans le nord de l'Ouganda.
Ce phénomène dure depuis plusieurs années. Ainsi, un rapport de 2012 de l'ONG Oxfam, avait dénoncé la déportation de dizaines de milliers de personnes de leurs terres, tandis que des cas d'utilisation d'herbicides pour forcer les agriculteurs à abandonner leurs terres avaient été signalés.
La pandémie de Covid-19 a exacerbé la situation au cours de l'année écoulée. "Les abus se sont intensifiés pendant la pandémie de Covid-19 qui a donné à beaucoup l'avantage d'un accès facile à des millions d'hectares de terres avec le soutien du gouvernement et des politiciens influents du pays", explique le DHPI. En effet, "la pandémie a été utilisée comme un écran de fumée pour forcer les agriculteurs à quitter leurs terres. "Des soldats ont été déployés pendant le confiment imposé pour contenir la pandémie afin de forcer les gens à quitter leurs maisons en brûlant les maisons et en arrêtant ceux qui s'y opposaient."
"L'accaparramento della terra porta al degrado ambientale", sottolinea il DHPI. "Un gran numero di alberi di karité è stato abbattuto. Una delle aree in cui gli alberi sono stati decimati è la sub-contea di Adilang, dove quasi 500 persone provenienti da diverse parti del paese sono ora accampate”.
L'Institut Denis Hurley pour la paix cite quelques exemples comme celui d'un ancien commandant de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) qui aurait chassé une paroisse catholique entière dans le village d'Apaa. La zone a été transformée en terrain de chasse.
"L'accaparement des terres entraîne une dégradation de l'environnement", souligne le DHPI. "Un grand nombre d'arbres à karité ont été abattus. L'une des zones où les arbres ont été décimés est le sous-comté d'Adilang, où près de 500 personnes venues de différentes régions du pays campent actuellement."
"Le manque de sensibilisation internationale sur la déportation forcée et la destruction de l'environnement pendant le verrouillage de Covid-19 a exacerbé le problème. Les élites riches violent les droits des pauvres en prenant leurs terres. Le gouvernement ne fait rien à ce sujet. Au contraire, elle encourage ces activités. La situation de la dégradation des terres et de l'environnement en Ouganda est tenue cachée", conclut l'Institut Denis Hurley pour la paix.
(L.M.) (Agence Fides 20/5/2021)

 

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